On pensait que le saumon était imbattable côté santé. Et pourtant, la science nous réserve une surprise de taille. Une récente étude vient bouleverser nos idées reçues sur les poissons les plus bénéfiques pour notre corps… et pour la planète. Prêt à revoir votre liste de courses ?
Des poissons gras… mais pas ceux que vous croyez
Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommande de consommer du poisson deux fois par semaine, dont au moins une fois un poisson gras. Ces poissons sont riches en oméga-3, des acides gras essentiels que notre organisme ne sait pas produire seul.
Ces oméga-3 sont connus pour leur rôle clé dans la santé cardiovasculaire, le bon fonctionnement du cerveau, de la rétine et du système nerveux. Jusqu’à maintenant, le saumon semblait être le choix évident. Mais une étude menée par l’Université de Cambridge change la donne.
La nouvelle étude qui change tout
Publiée dans Nature Food, cette étude souligne que trois espèces de poissons sauvages surpassent largement le saumon d’élevage en termes de valeur nutritionnelle. Il s’agit de :
- Le maquereau
- Le hareng
- Les anchois
Ces poissons n’ont pourtant pas la cote dans nos assiettes, et c’est bien dommage. Non seulement ils sont plus riches en nutriments essentiels, mais ils ont aussi un impact environnemental plus faible.
Pourquoi ces poissons sont-ils meilleurs ?
Le Dr David Willer, auteur principal de l’étude, résume bien la situation : « De petits changements dans notre alimentation peuvent améliorer notre santé tout en étant bénéfiques pour la planète. »
Voici ce que ces poissons ont de plus :
- Calcium : jusqu’à 5 fois plus que dans le saumon d’élevage
- Iode : 4 fois plus, essentiel pour la thyroïde
- Vitamine A et vitamine B12 en plus grande quantité
En clair, chaque bouchée de maquereau ou d’anchois vous apporte un cocktail de nutriments souvent absents dans d’autres aliments. Et pourtant…
Une consommation encore trop faible
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- 24 % des adultes mangent du saumon chaque semaine
- Seulement 5,4 % choisissent le maquereau
- 1 % consomme des anchois
- Et un maigre 0,4 % mange du hareng
« Nous gaspillons environ 80 % du calcium et de l’iode provenant des poissons », alerte le Dr Richard Newton (Université de Stirling). Un gisement nutritionnel à portée de main… mais largement sous-utilisé.
Comment les intégrer à votre alimentation ?
Bonne nouvelle : ces poissons sont faciles à trouver et à cuisiner. Et si vous manquez d’idées, voici quelques pistes simples pour les mettre à l’honneur :
- Anchois : en salade, sur une pizza ou marinés avec du citron
- Maquereau : grillé au four avec des herbes ou en rillettes
- Hareng : fumé sur une tartine de pain complet ou mélangé dans une salade tiède
Pas besoin d’être un chef pour en profiter. Et vos papilles comme votre organisme vous remercieront.
Faut-il bannir le saumon ?
Pas du tout. Le saumon reste un bon choix, surtout s’il est sauvage. Mais la clé reste la diversité. Comme le souligne le Dr Willer, l’essentiel est de « continuer à savourer du saumon tout en introduisant plus souvent d’autres espèces sauvages comme les sardines, le maquereau et les anchois ».
Changer vos habitudes, c’est bon pour votre santé, pour l’environnement, et aussi pour votre porte-monnaie, car ces poissons sont souvent plus abordables.
Ce qu’il faut retenir
La prochaine fois que vous faites vos courses, pensez à ces poissons injustement oubliés. Maquereau, hareng et anchois ont tout pour plaire : riches en nutriments, faciles à cuisiner, accessibles, et excellents pour la santé.
Alors, prêt à leur faire une place dans votre assiette ?




